Gartner
: les entreprises doivent se préparer à de grandes mutations
Oubliez le monde des "nouvelles technologies" tel
que vous le connaissez car il va disparaître ! C'est en résumé la teneur
des dernières analyses publiées par le Gartner Group.
Le cabinet d'analyse
Gartner Group vient de publier un ensemble de rapports qui, mis bout à
bout, montrent que l'informatique va fortement évoluer les dix
prochaines années. Pour le cabinet, nous arrivons à une période de
rupture presque aussi importante que le passage du mainframe au PC. Les
choix réalisés aujourd'hui par les entreprises auront donc des
répercussions durant les vingt prochaines années. Ainsi, en 2007 et
2008, les entreprises vont devoir se plonger dans des choix et des
évaluations techniques comme les puces multi-cœurs qui vont largement
faire évoluer la performance des PC mais aussi le mode de tarification
des logiciels, centré pour l'instant sur le processeur. Migrer ou pas
vers Windows Vista sera également un choix très structurant pour les
années à venir. La virtualisation et la convergence téléphonie
traditionnelle / téléphonie IP devraient ensuite occuper les entreprises
entre 2009 et 2012.
Le Gartner Group
estime également que les revenus provenant des logiciels hébergés en
mode ASP (Application Software Provider) - que l'on nomme désormais
"Software as a Service" ou SaaS - devraient représenter 25 % du chiffre
d'affaires des éditeurs de logiciels d'ici 2011, contre... 5 % en 2005.
Les entreprises n'ont en effet plus peur de faire héberger leurs données
ou leurs applications stratégiques chez un prestataire extérieur . Ce
marché devrait notamment se développer fortement grâce à la
généralisation des accès internet à haut débit dans les PME. Mais à
partir de 2010, nous devrions assister à la fusion entre les
plates-formes SaaS destinées aux professionnels et aux particuliers.
Notamment celles de Google et de Microsoft.
Les logiciels "open
source" devraient également devenir progressivement une norme - 50 % des
entreprises européennes et américaines en sont déjà équipées - poussant
les éditeurs de logiciels propriétaires à innover ou à changer de modèle
économique. D'ailleurs, tous les grands éditeurs soutiennent aujourd'hui
des projets open source : IBM avec Eclipse et BIRT, Sun avec Ruby on
Rails, SAP avec MySQL, Novell avec SuSE et Ximian, Oracle avec PHP, etc.
Autre évolution de fond : l'environnement. Les postes de travail des
entreprises et les serveurs consomment bien plus d'électricité qu'ils ne
le devraient. La faute entre autres aux alimentations de mauvaise
qualité qui dissipent environ 40 % de l'électricité consommée en
chaleur. Or, l'électricité peut représenter jusqu'à 10 % du budget
informatique d'une entreprise ! Comme il existe des alimentations de
qualité (moins de 10 % de perte) pour quelques euros de plus, les
entreprises pourraient bien devenir progressivement de fervents
défenseurs de l'environnement. D'autant que la gestion des déchets
informatique devient une obligation légale sur laquelle il devient de
plus en plus difficile de faire l'impasse.
Enfin, le cabinet
d'études a isolé certains domaines dans lesquels la sécurité du système
d'information devra encore progresser. Les attaques répétées des pirates
et autres hackers vont forcer les entreprises à s'équiper de sondes de
détection d'intrusion (IDS) et à réaliser des tests grandeur nature. Le
maillon le plus faible étant l'être humain, elles vont également devoir
améliorer leurs règles de sécurité et augmenter la sensibilisation des
utilisateurs. Les spyware et les virus devraient malheureusement
continuer à proliférer et 20 à 50 % des entreprises seront infectées .
De quoi occuper nos directions informatiques pour un long moment encore
!
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Tout savoir sur le RAID
La
plupart des cartes mères intègrent des contrôleurs RAID, mais ceux-ci
sont encore peu utilisés. Cette technologie permet pourtant, pour un
coût raisonnable, d'assurer la sécurité des données et d'augmenter les
performances de l'ordinateur.
Généralement, un
seul disque dur est utilisé pour les opérations d'écriture et de lecture
maisla technologie RAID
(Redundant Array of Independent/Inexpensive Disks) en utilise plusieurs
montés en grappes. Il existe différents types de technologies RAID que
l'on utilisera suivant que l'on désire privilégier les performances, la
sécurité des données, ou pourquoi pas les deux. Vu le faible coût des
disques durs, ces techniques sont peu onéreuses. La mise en place d'une
grappe RAID est très simple. Il suffit de lancer le BIOS, de définir le
mode RAID que l'on a choisi et d'indiquer quels sont les disques qui
doivent être montés. Ensuite, le système est totalement transparent pour
l'utilisateur,la grappe RAID étant vue
simplement comme un seul disque. Il convient toutefois de noter que la
construction d'une grappe détruit généralement toutes les données
présentes sur des disques (sauf parfois pour le RAID 1) et que les
disques doivent être de même capacité et si possible de modèle identique
pour éviter un gaspillage important.
Vitesse ou sécurité
: il faut choisir !
La première
technologie employée est le RAID 0 encore appelé striping. Celle-ci
consiste à découper un fichier en petites bandes (strips) et à les
écrire alternativement sur deux ou plusieurs disques durs. Ainsi,
pendant qu'un disque écrit les données, un autre morceau est envoyé sur
un autre disque, et ainsi de suite. Chaque disque n'ayant à écrire
qu'une partie des données du fichier, les accès sont beaucoup plus
rapides, aussi bien en lecture qu'en écriture. Plus le nombre de disques
est important, plus les performances sont au rendez-vous, mais en
principe deux ou trois disques suffisent. Le RAID 0 permet donc
d'obtenir d'excellentes performances, même avec des disques ordinaires,
bien moins coûteux que les disques haut de gamme à 10 000 tr/mn. En
revanche, ce système pèche par son manque de fiabilité. Si un des
disques tombe en panne, la totalité des informations de la grappe est
perdue. Avec trois disques durs, les risques de panne sont trois fois
plus importants qu'avec un seul. Le RAID 0 ne devra donc être utilisé
que sur des volumes où la perte de données n'est pas catastrophique
comme le système d'exploitation ou les programmes. Avec des disques
identiques, la capacité de la grappe est égale à la somme des capacités
des disques. Mais si l'on monte en RAID 0 un disque de 160 Go et un de
250 Go, on obtiendra une capacité totale de seulement 320 Go. Les 90 Go
de plus du plus gros disque resteront inutilisés.
Si c'est la sécurité
des données qui prévaut, il faut alors passer par le RAID 1 ou mirroring.
Dans ce mode, le contrôleur écrit les mêmes données simultanément sur
plusieurs disques. Si l'un d'eux tombe en panne, les données sont
entièrement récupérables sur les disques restants. Il suffit alors de
remplacer le disque corrompu par un disque neuf pour que le contrôleur
régénère entièrement le système. Deux disques suffisent en principe pour
assurer une bonne sécurité. Un autre avantage du RAID 1 est qu'en cas de
panne l'utilisateur peut continuer à travailler en attendant
l'installation d'un nouveau disque et même pendant que le système se
régénère. En revanche, le RAID 1 n'est pas très économique, puisque la
capacité totale est égale à celle du plus petit des disques dela grappe. Dans notre
exemple, avec deux disques de 160 Go et 250 Go, la capacité totale ne
sera que de 160 Go.
Performances et
sécurité : le beurre et l'argent du beurre
Comment faire
maintenant pour obtenir à la fois les performances et la sécurité ? Il
suffit de monter d'abord deux groupes de disques en RAID 1 pour assurer
la sécurité et de mettre le tout en RAID 0 pour gagner en vitesse. On
obtient alors un ensemble appelé RAID 10, ou RAID 1+0. Celui-ci est plus
facile à régénérer que l'inverse qui consiste à mettre en RAID 1 des
grappes RAID 0 (mode 0+1). Le RAID 10 associe performances et sécurité,
mais il nécessite un minimum de quatre disques, ce qui n'est pas très
économique. Avec des disques identiques, la capacité totale est égale au
double de celle d'un disque, soit par exemple 320 Go si l'on utilise
quatre disques de 160 Go.
Il existe une autre
manière de cumuler performances et sécurité : c'est le RAID 5. Le
principe est un peu plus complexe et il faut un minimum de trois
disques. Comme avec le RAID 0, les données sont découpées en strips. Un
premier strip est enregistré sur un disque, un deuxième sur un autre
disque et sur un troisième disque, c'est un contrôle de parité, calculé
à partir d'un "ou exclusif" entre les deux premiers strips qui est
enregistré. L'enregistrement se poursuit ainsi en permutant les disques,
les contrôles étant répartis également sur tous les disques. Si l'un
d'eux tombe en panne, les informations manquantes seront reconstituées
en effectuant les mêmes opérations "ou exclusif" entre les strips pour
reconstituer les contrôles, ou entre les contrôles et les strips pour
reconstituer les strips manquants.
Que faire en cas de
panne ?
En cas de panne, il
faut d'abord remplacer le disque endommagé avant de reprendre son
travail. Ensuite, il faut savoir que la reconstitution des données est
assez longue, elle dure généralement plusieurs heures. Le RAID 5 est
intéressant, puisqu'il est plus économique que le RAID 10, mais un peu
plus difficile à régénérer en cas de panne. Avec des disques identiques,
la capacité totale est égale à la somme de celle des disques moins un.
Ainsi avec trois disques de 160 Go on obtient un total de 320 Go ((3-1)
* 160) et avec quatre disques 480 Go contre seulement 320 en RAID 10.
Les grappes RAID sont constituées de disques entiers, mais grâce à
la technologie Intel Matrix Storage, il est possible de
monter plusieurs systèmes RAID différents sur un même groupe de disques.
Avec par exemple trois disques de 160 Go, on pourra créer un RAID 0 sur
les 60 premiers Go de chaque disque soit 180 Go et placer les 100 Go qui
restent en RAID 5 soit 200 Go. L'Intel Matrix Storage rend le RAID
encore plus économique, mais il ne peut être implanté que sur les cartes
mères disposant de chipset Intel ICH6R ou plus récents.
En résumé, dans une
utilisation domestique ou sur un poste de travail, une grappe de deux
disques en RAID 0 pourra être utilisée pour le système d'exploitation,
les jeux ou encore les applications de montage audio et vidéo. Les
données importantes telles que les documents bureautiques, les fichiers
professionnels, les photos et les vidéos trouveront leur place sur des
disques en RAID 1 qui seront beaucoup plus simples à gérer en cas de
panne. Le RAID 5 enfin, sera réservé à un contexte plus professionnel
plus particulièrement sur des serveurs. Il faut que des disques de
rechange soient prévus et qu'il soit possible de les échanger à chaud.
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